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Loïc Casanova né le 7 avril 1979 à Montpellier.

Enfant, Loïc évolue entre deux mondes aux contrastes saisissant. Niché sur une colline méditerranéenne, il habite avec ses parents dans un mobil home, sans eau ni électricité, et passe le plus clair de son temps seul dans la nature. Pieds nus, il parcourt la garrigue et s’invente des histoires en fabriquant des arcs et des épées de bois. Un style de vie qui s’oppose au rythme trépidant et citadin que lui impose son école en plein cœur de Montpellier. Depuis sa tendre enfance, son imagination fait place à une création débordante. Alors que ses camarades jouent ensemble, Loïc Casanova construit tout ce qu’il peut avec des objets glanés sur la cour d’école… Plus tard, la pratique du dessin lui permet de supporter d’interminables journées au collège.

 Devenu adulte, son entourage le pousse à reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Il intègre le secteur du bâtiment, alors qu’il rêve d’une vie d’artiste. Incapable de recevoir les ordres de quiconque, il s’installe directement à son compte et parvient à faire prospérer son activité. À 30 ans, il rencontre sa moitié. Dès le début de leur histoire, il sait que c’est avec elle qu’il finira sa vie. Mariés, puis parents de deux enfants, ils poursuivent aujourd’hui cette passion amoureuse comme aux premiers jours. Souhaitant offrir le meilleur à sa famille, Loïc Casanova maintient son activité qu’il n’apprécie guère et se force à travailler. Malgré plusieurs signes avant-coureurs, il frôle le burn-out et décide alors de tout plaquer après avoir passé 15 ans à la tête de son entreprise. Il trouve enfin le courage de se lancer dans le domaine artistique.

 En 2018, il apprend à l’âge de 40 ans tout ce dont il a besoin pour devenir photographe. Il exprime son art dans le domaine de la photographie de rue, dans lequel il explore la symétrie des reflets, différentes perspectives ou encore les contrastes forts qui peuvent magnifier l’image. Il immortalise singulièrement le paysage urbain et met en relief ses lignes géométriques ou ses courbes graphiques. Son travail artistique observe les liens qu’entretiennent solitude et temporalité ou encore différence et unité. De cette période naissent les séries intitulées Ligne de vie et Miroir. 

 Fort de son expérience d’entrepreneur, il crée avec un autre photographe La French Focale, un studio photo au centre de Montpellier dédié aux professionnels. Très vite ses vieux démons réapparaissent dès lors qu’il aborde la photographie dans un esprit d’entreprise. En mai 2019, il décide de poursuivre son parcours seul et s’oriente uniquement sur la dimension artistique de la discipline. Il finalise la réalisation de la série Sombre insomnie, des personnages sombres saisis de nuit en plein hiver dans le cœur de Montpellier. Après la réussite de sa première exposition Ligne de vie, Loïc Casanova travaille immédiatement sur de nouveaux projets. Dans le but d’autoéditer un livre d’art, il se lance le défi d’écrire une fiction pour illustrer Sombre insomnie. Sorti en décembre 2019, son ouvrage s’affranchit des normes artistiques et rencontre un franc succès auprès du public Montpellierain. En janvier 2020, son livre obtient le coup de cœur des librairies Sauramps. En parallèle, il commence la réalisation d’une quatrième série intitulée La Tête dans les nuages inspirée par ses souvenirs d’enfance, un sujet qui lui tient à cœur.  

 Le parcours de Loïc Casanova démontre que l’expérience ne fait pas loi en matière d’art. Loin des conventions, il photographie avec le cœur et ses motivations reposent sur le seul besoin d’exprimer ses pensées. À travers son objectif, il questionne nos choix de vie, notre perception du monde réel et anime notre curiosité. Son imagination est mise au service d’un travail à la fois artistique et introspectif qui nous convie à l’onirisme.                                                                                                                                                                                                                                                                    Laëtitia Monnier, L’Écrit libre©